|Lifestyle|: étudier à l’étranger, mon expérience en Erasmus à Rome

Hello les Sparklies, 

Si vous lisez cet article c’est que (malheureusement) je suis de retour en Belgique après un peu plus de 4 mois parfaits en Erasmus à Rome. Cette expérience enrichissante m’a permis de m’épanouir pleinement et d’apprendre à me connaitre un peu mieux dans un pays loin du mien. J’avais envie, aujourd’hui, de partager avec vous mon expérience et mes conseils si vous aussi vous êtes un jour (ou très bientôt) amenés à partir en Erasmus.

Ce fut pour moi une bouffée d’air frais de partir en Italie où les gens sont bien plus ouverts et tout aussi accueillants que les belges. Bien sur, comme dans chaque pays, il y a des problèmes. En Italie, la politique n’est pas top (comme un peu partout) et la pauvreté, les problèmes de transports et de voiries y sont présents. Mais en globalité, je suis tombée folle amoureuse de cette ville. A un tel point que mon retour m’a fait aussi mal qu’une rupture amoureuse.

Comment choisir sa destination?

(Je vous parlerai à chaque fois de mon cas personnel en tant qu’élève à l’Ihecs et donc avec le fonctionnement de cette école).

Début du premier quadrimestre en BAC2, on nous a annoncé la possibilité de partir en Erasmus et on a eu accès aux listes de destinations. Les destinations étaient accordées en fonction de vos résultats, donc si vous aviez de bons résultats vous étiez prioritaires. Pour ceux qui souhaitaient partir, il était aussi demandé de passer un examen de langue, pour ma part, en anglais et en espagnol. A la base, je voulais partir dans une destination hispanique et améliorer mon espagnol. Malheureusement, la prof d’espagnol que j’ai eue cette année-là m’a tellement dégoûtée de cette langue + le fait qu’on a  découvert que pour certaines destinations il fallait un niveau très élevé lors du choix de celles-ci, tout cela m’a découragé à partir dans une destination hispanique.

Cependant, je voulais absolument apprendre une nouvelle langue. Je n’avais pas envie de partir dans une destination anglophone car même si mon anglais n’est pas parfait je sais parfaitement le comprendre et je sais également m’exprimer. J’ai toujours rêvé d’apprendre l’Italien, cette culture m’a toujours attirée et je trouvais la langue magnifique. C’est donc tout naturellement que j’ai voulu partir à Rome. Ce fut d’ailleurs mon premier choix.

Je me rappelle qu’on pouvait mettre sur notre liste de choix jusqu’à 40 destinations. Je n’en ai mis que 15 (mon top quatre était : Rome,  Barcelone, Londres et Lisbonne). J’étais dans l’optique que je voulais absolument partir en Erasmus mais seulement dans une ville où je pourrais réellement m’épanouir. A contrario, j’ai des copines qui ont mis les 40 destinations et qui se sont retrouvées dans des villes où elles n’avaient aucune envie de partir. Donc à vous de bien cibler vos choix en fonction de vos désirs.

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Avant le départ

Avant le départ, vous aurez quelques papiers administratifs à régler avec votre école ou votre commune. Par exemple, vu que j’étais à Rome lors des élections j’ai du trouver une solution. Pensez également à résilier vos abonnements inutiles à l’étranger (par exemple abonnement de sport).

Plus les jours avançaient, plus je n’avais pas envie de partir (très contradictoire avec mon état actuel). Ne me demandez pas pourquoi je ne sais pas. J’étais excitée à l’idée de vivre dans un autre pays. Mais j’avais peur de partir loin de ma famille, de mes amis et de mon copain autant de temps. J’ai  d’ailleurs pleuré quand je suis partie.

Sur place

Quand j’ai emménagé j’ai commencé petit à petit à prendre le rythme de cette nouvelle vie et à découvrir une nouvelle culture. Même si on se dit que l’Italie c’est en Europe et que donc ça doit être plus ou moins similaire à la Belgique, ce n’est pas du tout le cas. Il y a énormément de choses qui changent notamment dans le système scolaire.

En Italie, la plupart des cours sont à présence obligatoire et les élèves (et même les professeurs) ne respectent aucunement l’horaire. Il est permis d’arriver en retard et de se lever à n’importe quel moment pour aller …. chercher un café. Ensuite, la cotation est différente. Le système Italien se base sur des notes allant jusqu’à 30 (sur 30) avec en plus un « 30 e lode » qui correspond à un « 30 et plus sur 30 ». Il est courant là-bas d’avoir la note maximum ou supérieure. D’ailleurs, quand un Italien reçoit sa note il peut la contester et demander à ce qu’elle soit réévaluée pour être augmentée. C’est un système qui est considéré comme plus facile par rapport au système belge ce qui fait que l’Ihecs par exemple va redescendre les notes que j’ai reçues.

Autre différence, il est totalement mal vu de manger, grignoter ou boire dans un métro. Tout comme il est mal vu de se moucher en public. Ce sont de petits détails qui m’ont bien fait rire quand je les ai découvert.

Au niveau du logement, c’est mon amie Lizzie (qui est partie avec Elodie et moi en Erasmus) qui me la trouvé. Elle s’est rendue 1 mois plus tôt pour faire des visites. Je vivais dans une collocation avec un chef et avec une étudiante. Tous deux italiens. C’était la meilleure collocation de ma vie. Tout d’abord, l’appartement était sublime (tout en marbre) et était situé devant le plus grand parc urbain d’Europe. Ensuite, vu que mon proprio (et colocataire) était chef, j’avais droit régulièrement à de superbes plats maison.

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Partir en Erasmus en étant en couple

Une question qui m’est souvent revenue durant mon Eramus et qui vous préoccupaient (vous futur Erasmus) était « comment fais-tu pour que ton couple fonctionne à distance ».

Il faut savoir que notre condition, à Anthony et moi-même, était qu’on se voit 1 fois toutes les 3 semaines. Lui étant à Malaga (il était également en Erasmus) et moi à Rome c’était jouable au niveau des trajets. Ceci n’est que mon opinion mais pour moi c’était impératif que l’on se voit durant l’Erasmus. Je suis anti-relation à distance alors rester sans voir mon copain pendant 5 mois (il était parti 1 mois plus tôt que moi) c’était hors de question.

Ensuite, clairement je vais pas vous mentir ce n’était pas tous les jours facile. Le manque est énorme et parfois nos horaires ne correspondaient pas. Heureusement, on se faisait totalement confiance à 100% (sans cette confiance vous ne pourrez pas profiter à fond de votre Erasmus sans vous tracasser) et on se téléphonait tous les jours. Notre peur n’a pas été que l’un trompe l’autre car on avait confiance mais plutôt que l’on se rende compte qu’on ait plus besoin de l’autre en s’habituant à la distance. On va pas se mentir, le fait qu’on soit tous les deux en Erasmus a beaucoup aidé aussi, je pense que c’est bien plus dur quand un des deux reste et l’autre part.

Mon conseil principal serait de vous faire confiance et de toujours, toujours, toujours communiquer. La communication c’est le plus important (avec la confiance) dans un couple.

Le coût de la vie

L’Italie est connue pour être moins chère que la Belgique. Cependant, Rome en étant la capitale, le logement y était très cher. Comptez entre 500 euros et 600 euros pour une chambre étudiante. Ensuite, je trouvais qu’au niveau des courses certains produits étaient très chers comparés à d’autres. Par contre, pour les restaurants je m’en sortais toujours pour un total entre 9 et 13 euros maximum pour un plat et une boisson.

La langue

Quand on m’a annoncé que j’étais prise pour partir en Erasmus à Rome, les seuls mots que je savais dire en Italien étaient « pasta » et « pizza ». Il fallait que j’ai un niveau B1 avant mon départ en septembre, j’ai donc pris des cours intensifs d’Italien tout l’été.

Au début, les cours à la Lumsa à Rome étaient difficile à suivre car il faut un temps d’adaptation et ensuite c’est super facile à comprendre. J’ai dû refaire un test de langue il y a quelques jours avant mon retour en Belgique et j’ai atteint un niveau B2 (et même un C1 dans une compétence) je suis donc super contente d’avoir appris une nouvelle langue.
Si je devais résumer mon Erasmus en une seule phrase, je piquerais la citation du film « Bienvenue chez les Ch’tis » : « Quand on vient dans le Nord on braie 2 fois : quand on arrive et quand on repart ». Remplacez « le nord » par « Rome » et vous avez mon état d’esprit. J’ai vraiment été marquée par cette expérience, je ne m’attendais pas à ce que ça me bouleverse autant de rentrer. Je ne sais pas quand ni comment, mais je sais que je serai encore amenée à y vivre.

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J’aimerais aussi remercier les personnes avec qui j’ai partagé cet Erasmus (elles se reconnaîtront) sans qui cette aventure n’aurait peut-être pas été aussi drôle. Je sais que par cette aventure on restera éternellement liées.

Je vous souhaite plein de belles choses si vous aussi vous décidez de partir un jour en Erasmus, et qui sait.. peut-être à Rome !

Je vous embrasse,

Amandine

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